Programmation des Journées des ruelles vertes

La programmation des 3e Journées des ruelles vertes de Montréal est désormais complétée! Ne ratez pas cette occasion en or pour découvrir une facette de la métropole que l’on connaît encore trop peu et aller à la rencontre de ces résidents pas comme les autres qui rendent la ville plus belle, plus verte et plus sécuritaire, une ruelle à la fois.

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Cette année, plus de 25 ruelles participent à l’événement, les samedis 10 et dimanche 11 septembre 2016, impatientes d’accueillir les Montréalais qui veulent découvrir la face cachée de leur ville. Toutes ont rivalisé d’imagination pour faire de cette fin de semaine un moment convivial de partage entre voisins, pour provoquer rencontres et discussions avec les passants. Épluchettes de blé d’Inde, cours de yoga, repas partagés, concerts, dégustations de produits locaux, ventes de garage, ciné-ruelle, atelier de fermeture de jardins pour l’hiver… Lire la suite

Le jardin des Hospitalières

En plein cœur de la ville de Montréal, abritées des regards et des convoitises par de hauts murs, des religieuses entretiennent depuis des siècles un jardin magnifique ainsi qu’un immense verger. Après la mort de Jeanne Mance en 1673, ces religieuses deviennent administratrices de l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital de Montréal. À cette époque, la congrégation devient un institut cloîtré et prend le nom de Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Le jardin d’influence française avait d’abord une fonction nourricière, mais il accueillait également des plantes médicinales et ornementales. Il permettait aux convalescents de renouer avec la nature. Bien avant que la science ne confirme le lien entre la santé et un environnement naturel, les hospitalières avaient eu l’intuition des vertus curatives du jardin. Lire la suite

Les trois soeurs

Il y a très longtemps, une femme est tombée d’un village, de l’autre côté du ciel. Deux oies blanches l’ont rattrapée en vol. Longtemps, elles ont survolé la mer en quête d’une île pour la déposer, mais il n’y avait pas de terres en vue. C’est finalement un crapaud qui accepta de cracher la première terre où les oies déposèrent cette femme tombée du ciel. Pour nourrir ses enfants, les premiers hommes, cette femme offrit son corps. De ses pieds naquirent les courges qui courent sur le sol. De ses doigts naquirent les haricots qui s’agrippent aux branches et s’élancent vers le soleil. Et de ses seins naquit le maïs, la base de l’alimentation des peuples hurons-wendat.

Pendant les siècles qui ont suivi, la nation huronne-wendat apprit à cultiver ensemble ces trois plantes. Le maïs sert de tuteur aux haricots qui, en retour, enrichissent le sol en captant l’azote de l’air. Les courges couvrent le sol de leurs feuilles larges. Le sol garde ainsi sa fraîcheur et les mauvaises herbes ne peuvent s’y implanter. À l’arrivée des premiers européens, les champs de maïs de la Nation huronne-wendat couvraient des kilomètres.
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