Mur Mur Vert

Cet été  Montréal comptera une nouvelle ruelle verte. C’est une véritable traînée de poudre, le vert se répand depuis la rue Laurier jusqu’à la rue Fairmount entre l’avenue du Parc et la rue Jeanne Mance. Comme ailleurs dans la métropole, des citoyens concernés par leur environnement ont pris le virage vert afin d’agrémenter leur ruelle, de créer des espaces sains et beaux pour y laisser jouer leurs enfants, de planter des arbres et arbustes afin d’apporter un peu de fraîcheur et d’ombre aux beaux jours.

Il faut de l’ombre au rêve. Il lui faut un endroit où s’épanouir, un endroit presque secret, un lieu tranquille pour qu’il s’enracine, se délivre et puis s’échappe pour aller se lover ailleurs. Cet ailleurs est parfois si proche, ce pourrait être votre cour arrière. Nous avons fait ce rêve de venir à vous par le vert.

Les travaux d’aménagement ont été entamés en juin. Des parties de la ruelle ont été excavés afin d’y planter des arbres, des arbustes et des lierres grimpants. Des bacs à vivaces ont été posés et mis à la disposition de jardiniers amateurs bénévoles.

Pour l’automne, nous planifions de créer un pont de verdure en vigne, en installant des filins d’acier ancrés sur les poteaux de téléphone et de corde à linge à une hauteur de 12 pieds (afin de ne pas gêner la circulation des camions de déchets). Ainsi les vignes déjà existantes et celles à venir pourront s’étendre horizontalement et en hauteur.

Il y aura désormais une place pour le vert dans notre ruelle, un espace pour nous rencontrer, pour discuter, une petite allée de verdure pour faire de nos départs et de nos arrivées une petite fête à chaque jour.

Une belle fête est prévue
dimanche le 20 septembre de 14 à 17h

dans la ruelle du MurMurVert
entre les rues Jeanne-Mance, Fairmount, Laurier et du Parc

afin de sensibiliser la communauté du Mile-Endet
fêter la venue de l’équinoxe d’automne.
Musique acoustique, petites bouchées, conseils de jardinage
seront de la partie afin de présenter les fruits de notre projet.
Nous comptons aussi entamer le rangement des plantes pour l’hiver.
Venez donc nombreux nous rencontrer dans ce nouvel espace !
Venez nous soutenir dans cette démarche verte et buissonnière où enfants et parents se confondent dans la naissance d’un nouveau décor !

Bénévoles : Comité de citoyens des rues Jeanne-Mance, Fairmount, Laurier et du Parc
Responsable du projet : Lysanne Thibodeau
Porte-parole : Philippe Laloux
Partenaire financier: Environnement Canada

Pour plus d’information : comité Mur Mur Vert

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Les murs végétaux (partie II)

L’ébéniste Éric Bond cherchait à intégrer la matière vivante à ses créations. Il a d’abord incorporé des plantes à certains meubles et à des pièces architecturales. Lorsqu’il a découvert les toitures végétales, il a eu la piqûre et n’a pas hésité à troquer le ciseau à bois pour le sécateur. Après sept années de recherche et d’expérimentation, il a fondé sa propre entreprise, Envirozone, afin de mettre en marché le fruit de son travail : un système de végétalisation fonctionnel et durable qui protège les constructions. Inspiré des toits verts, ce système peut être utilisé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

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Les murs végétaux (partie I)

Dans leur course vers la lumière, les plantes ont fait depuis longtemps la conquête des espaces verticaux. Toute une flore s’est développée dans des milieux aussi inhospitaliers que les falaises et le flanc abrupt des montagnes. Sous les tropiques, les plantes épiphytes ont colonisé les troncs et les branches des grands arbres. Elles survivent sans aucun contact avec le sol, absorbant l’humidité de l’air et se nourrissant des débris végétaux qui s’accumulent dans la moindre fissure.

Au cœur de nos villes, les murs sont souvent des espaces perdus. Ils amplifient les bruits ambiants et contribuent à l’accumulation de la chaleur lors des canicules. En les habillant, les plantes brisent leur monotonie et créent de somptueux tableaux, riches en couleurs et en textures. Le couvert végétal isole les bâtiments. Il et les protège des chaleurs et des froids extrêmes et il étouffe les sons. Les murs végétaux captent et retiennent une partie des eaux de pluie et ils purifient l’air en absorbant le CO2 ainsi que plusieurs polluants atmosphériques. Lire la suite

Corvée d’herbe à poux

Mon voisin a une pelouse d’herbe à poux. Jolie en début de saison avec son feuillage dentelé, la plante perd de son charme lorsque les tiges allongent. Ça tombe bien, c’est le moment de l’arracher !

Au Québec, une personne sur 6 est allergique au pollen de l’herbe à poux. De la mi-juillet à la fin septembre, chaque plant d’Ambrosia artemisiifolia produit des millions de grains de pollen qui sont facilement propagés par le vent. Chez les personnes sensibles, les protéines contenues dans le pollen provoquent des rhinites allergiques, des conjonctivites et parfois même des crises d’asthme. En 2005, le gouvernement du Québec a estimé à plus de 155 millions de dollars les coûts de santé directement reliés à l’herbe à poux.


Ambrosia artemisiifolia, Photo : Dr. Marianne Klug
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Le physocarpe

Belles de ruelles 1 : Physocarpus opulifolius

Solide, c’est le mot qui caractérise le mieux cet arbuste indigène en Amérique du Nord. Le physocarpe résiste admirablement aux conditions difficiles : chaleur, sécheresse, circulation intense, compaction du sol et présence de sels de déglaçage. Il est rustique en zone 2b. Il peut donc être cultivé dans toutes les régions du Québec. Il s’adapte à tous les types de sols et il supporte très bien la transplantation. Contrairement à plusieurs arbustes de la famille des rosacées, il est très peu affecté par les problèmes d’insectes et de maladies.


Physocarpus opulifolius ‘Diabolo’
Photographie :
Jesshibb

Fiche technique

Nom botanique : Physocarpus opulifolius
Nom français : Physocarpe à feuilles d’obier
Nom anglais : Common ninebark
Famille botanique : Rosacée
Hauteur et largeur : 2 mètre
Ensoleillement : soleil à mi-ombre

Le physocarpe a un port buissonnant et arrondi avec des branches légèrement arquées. Sa floraison discrète, blanchâtre à rosé selon les variétés, apparaît à la fin du mois de mai et en juin. À l’automne et au début de l’hiver, ses fruits rouges font le bonheur des oiseaux. Son écorce qui s’exfolie devient un attrait du jardin en hiver et lui a valu le nom anglais de « ninebark ».

Solide s’applique également à la coloration pourpre sombre du cultivar ‘Diabolo’ (1.5 par 1 m). Le jaune vert lumineux des cultivars ‘Luteus’ (2 par 1.5 m) et ‘Dart’s Gold’ (1.5 par 1.5 m) verdit légèrement et perd un peu de son éclat au fil de la saison.

Par où commencer ?

« … J’aime beaucoup les fleurs, mais je ne sais pas comment commencer un jardin de fleurs. Mon parterre est assez grand, mais, où commencer et avec quoi ?… »   Carmen

La question est vaste. Mais puisqu’il faut un début à tout, voici quelques pistes qui pourraient vous guider dans la réalisation d’un jardin qui vous ressemble…

Planifier

L’automne est la saison idéale pour prendre le temps de planifier les différentes plates-bandes. Mesurez le terrain et faites un plan sur papier. Le papier quadrillé est bien pratique pour réaliser rapidement un plan à l’échelle. Cet exercice est utile pour prévoir toutes les étapes des travaux, mais aussi pour avoir une vision d’ensemble du jardin tel que vous l’imaginez. Positionnez les plantes selon l’espace qu’elles occuperont à maturité. Prévoyez également de l’espace pour circuler et entretenir la plate-bande. Vous pouvez indiquer sur le plan les hauteurs, les couleurs et les époques de floraison pour avoir dès maintenant un avant-goût du résultat. Lire la suite

Le bon arbre au bon endroit


Photographie : Acer saccharum, par Djof

Dans de bonnes conditions, un arbre peut vivre plusieurs centaines d’années. Il est donc primordial de bien choisir l’espèce à planter en fonction de ses besoins et de sa taille à maturité. Il faut également tenir compte de la présence de fils électriques aériens, de conduites souterraines et de toutes autres contraintes du milieu environnant. Lire la suite