Août

À partir de la mi-juillet, la croissance des plantes ralentit. Les végétaux se préparent tout doucement aux rigueurs de l’hiver. Il est important de respecter ce rythme naturel et de ne pas fertiliser. L’apport de compost automnal doit être fait après le gel du sol, en prévision du printemps. Les jours chauds favorisent la présence des insectes ravageurs. Ouvrez l’œil, mieux vaut prévenir les infestations, en intervenant rapidement.

Scarabée japonais

Scarabée japonais (Popillia japonica). Photo : Larry & Teddy Page


Calendrier d’entretien

Ce calendrier d’entretien général a été élaboré pour les ruelles vertes de la région montréalaise. Lire la suite

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L’agrile du frêne

Les froids sibériens que nous avons connus au Québec cet hiver pourraient avoir un impact positif en réduisant la survie des ravageurs exotique tels que l’agrile du frêne. Originaire de l’Asie, ce minuscule coléoptère met en péril les frênes de la ville de Montréal et de tout le sud du Québec. L’agrile du frêne s’attaque à toutes les espèces de frêne et peut tuer un arbre sain en 3 ou 4 ans. Selon des chercheurs de l’USDA Forest Service, des températures de -34 °C ou moins pourraient détruire jusqu’à 90 % des larves. L’hiver que nous connaissons pourrait donc ralentir la progression de l’agrile du frêne, sans toutefois l’arrêter. Il faudra donc garder ce ravageur à l’œil en 2014.

Agrilus planipennis

Agrilus planipennis, Pennsylvania Department of Conservation and Natural Resources – Forestry Archive, Bugwood.org

L’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est un coléoptère au corps étroit, d’un vert métallique. Il mesure entre 8 et 13 mm. Ses yeux proéminents sont noirs ou bronze. Cet insecte exotique ne représente aucun danger pour l’être humain. Lire la suite

Cochenille du magnolia

La plupart des magnolias de la région de Montréal sont aux prises avec des infestations de cochenilles. Abritées sous leur carapace, les cochenilles du magnolia sont difficiles à atteindre. Pour cette raison, le traitement est complexe. Heureusement, chaque année pour une courte période, l’insecte devient vulnérable lorsque les jeunes nymphes sortent de la carapace de leur mère pour aller se fixer ailleurs sur les rameaux. C’est alors que les traitements sont le plus efficace. Depuis quelques jours, on peut apercevoir les nymphes mobiles sur les rameaux des magnolias de la région de Montréal. C’est le moment d’intervenir !

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Cochenille du magnolia

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Le doryphore et la pomme de terre

Le doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata) est originaire du Colorado où il s’alimentait principalement sur les plantes sauvages. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, alors que la culture de la pomme de terre s’est répandue, il a progressivement étendu son aire de répartition en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. On le trouve maintenant dans toutes les régions où la pomme de terre est cultivée. Sa présence au Québec a été notée à partir de 1874. Il est aujourd’hui l’un des ravageurs les plus nuisibles en agriculture.

Doryphore de la pomme de terre

L’adulte est un coléoptère mesurant 1 cm, aux élytres bombés, rayés de jaune clair et de noir. Il hiverne dans le sol à une profondeur de 20 à 25 cm. Lorsqu’il émerge, au printemps, il est incapable de voler pour une dizaine de jours. Et c’est en marchant qu’il part à la recherche de plants de pommes de terre. Il ne prend son envol que lorsque les températures se réchauffent.

La femelle pond ses œufs du mois de juin à la fin du mois de juillet. Les amas de 10 à 12 œufs sont posés sur la face inférieure des feuilles. La larve est rougeâtre. Deux rangées de taches noires ornent chacun des côtés de son corps charnu. À maturité, elle s’abrite dans le sol pour se transformer en pupe jaune orangé. L’insecte complète son cycle de vie en 50 jours. Dans les régions les plus chaudes du Québec, il peut y avoir jusqu’à trois générations par année.

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Photographies : David Cappaert, Michigan State University, Bugwood.org

Mesures préventives :

  • Favorisez la vigueur des plants en les arrosant et en les fertilisant adéquatement tout au long de la saison de croissance.
  • Pratiquez la rotation des cultures. Dans une même parcelle, cultivez chaque année des plantes de familles différentes. Ce procédé réduit les populations de ravageurs tout en préservant l’équilibre des nutriments dans le sol.
  • Intercalez des plants de haricots nains et de lin entre les plants de pommes de terre.
  • Les adultes et les larves de doryphore sont la proie des oiseaux et de plusieurs insectes prédateurs (coccinelles, chrysopes, punaises prédatrices, carabes). Il est possible de les attirer en cultivant une grande diversité d’espèces végétales. Pour ne pas nuire à ces alliés naturels, les pesticides, même écologiques, ne devraient être utilisés qu’en dernier recours.
  • Contrôlez les mauvaises herbes qui croissent à proximité des plantes cultivées. Les zones laissées en friche constituent souvent des abris pour les populations de doryphore.
  • Couvrez le sol au pied des plants d’un paillis fait de copeaux ou de débris de taille de thuyas. Ce conifère a des propriétés répulsives.

Méthode de contrôle :

  • Faciles à repérer sur les plants, les doryphores peuvent être contrôlés par la cueillette manuelle. Capturez les larves et les adultes et noyez-les dans l’eau savonneuse.
  • Soulevez les feuilles et détruisez les masses d’œufs en les écrasant.
  • Fabriquez un purin en remplissant la moitié d’un contenant de feuillage de raifort (Armoracia rusticana). Couvrez d’eau. Laissez macérer une dizaine de jours en brassant régulièrement. Filtrez et pulvérisez le produit sur les parties aériennes de la plante.
  • En dernier recours, lorsque les populations sont importantes, pulvérisez un insecticide naturel à base de roténone. Suivez attentivement les directives du fabricant. Il est préférable de porter des gants, des vêtements longs et des lunettes lors de l’application de ce produit.
  • Le Bt (Bacillus thuringiensis ssp. tenebrionis) peut aussi être utilisé efficacement pour éradiquer le doryphore. L’utilisation du Bt pourrait avoir un impact sur plusieurs insectes utiles, dont l’abeille domestique.

Les cochenilles

Plusieurs plantes d’intérieur d’origine tropicale peuvent être la proie des cochenilles. L’atmosphère chaude et sèche de nos maisons est idéale pour leur reproduction. Elles s’attaquent entre autres aux asperges, bégonias, coléus, crassulas, crotons, dieffenbachias, dracaenas, ficus, hibiscus, hoyas, lauriers-roses, lierres, pins de Norfolk, poinsettias, violettes africaines. Les cochenilles s’attaquent également à plusieurs espèces végétales de la famille des palmiers, broméliacées et des cactées.

Kermès (Chrysomphalus aonidum) sur Schefflera
Photographie : United States National Collection of Scale Insects Photographs Archive, USDA Agricultural Research Service, Bugwood.org

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Les pucerons

Les plantes d’intérieur qui ont passé l’été à l’extérieur sont souvent attaquées par les pucerons. Ces minuscules insectes suceurs se plaisent dans nos maison et ils se multiplient rapidement. Il sont faciles à reconnaitre : Leur corps mou, en forme de poire, mesure entre 1 et 4 mm. Les couleurs varient selon les espèces (vert, rouge, noir, rose, jaune, marron ou bleuâtre). Les pucerons vivent en colonies denses sous les jeunes feuilles, sur les tiges et les boutons floraux. Ils sont mobiles et se déplacent en marchant. Quelques individus sont parfois ailés.

Plantes à risque :

Les pucerons s’attaquent à un très grand nombre de plantes d’intérieur. Les hibiscus, les ficus, le laurier rose et les brugmansias y sont particulièrement sensibles.

Colonie de pucerons, photographie : bobtravis

  • Les pucerons sucent la sève de la plante. Lorsque les infestations sont sévères, la plante dépérit et sa croissance ralentit. Le feuillage peut jaunir, flétrir ou se recroqueviller. Les pucerons excrètent un liquide collant et sucré que l’on appelle miellat.
  • Une infestation de puceron ne peut à elle seule faire mourir une plante d’intérieur. Cependant, elle l’affaiblit et la rend plus vulnérable à d’autres problèmes.

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Un charançon sur mon balcon

Quand une vigne vierge part à la conquête d’un mur, elle supporte un écosystème complexe qui prospère le temps d’une saison. Si ses fruits acides peuvent être toxiques pour l’être humain, ils font le bonheur des oiseaux. Son feuillage dense permet d’ailleurs à plusieurs espèces de bâtir leurs nids. Depuis plusieurs années, la vigne vierge de mon voisin a envahi mes murs. Elle donne à mon balcon, pour mon plus grand plaisir, l’allure d’une jungle. Certaines années un insecte égaré vient trottiner sur les murs de ma cuisine. Cet insecte débonnaire est un charançon, le charançon noir de la vigne. Originaire du nord de l’Europe, le charançon noir de la vigne est présent en Amérique du Nord depuis 1835. À la nuit tombée, les adultes font des encoches caractéristiques sur le bord des feuilles. Mais des dégâts plus importants peuvent être causés par l’alimentation des larves, sous la surface du sol.

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