Un geste contre nature

C’est souvent un désir de rapprochement avec la nature qui pousse les citadins à nourrir les animaux de la faune urbaine : écureuils, pigeons, canards, ratons-laveurs, etc.  Il s’agit pourtant d’un geste contre-nature.  Nourrir les animaux  peut avoir, à long terme, de graves conséquences.  Avant d’offrir un bout de votre sandwich à ce raton attendrissant, lisez  le texte qui suit et imaginer les répercussions que pourraient avoir votre geste.  Si vous aimez les animaux, respectez leur vraie nature : ne les nourrissez pas !

Racoon

Les animaux n’ont pas besoin d’être nourri.
Le milieu naturel offre aux animaux une alimentation saine et variée. Les parcelles de natures disséminées à travers la ville (friche, parcs, ruelles) leur offre tout ce dont ils ont besoin pour subvenir à leurs besoins. En se nourrissant eux-mêmes, les animaux développent des capacités d’adaptation qui favorisent leur survie à long terme.  Pour la plus grande partie de votre vie, les animaux devront se débrouiller seul.

Nourrir les animaux nuit à leur santé et à leur bien-être.

  • Une alimentation inappropriée rend les animaux malades (malnutrition, obésité, caries, etc.).
  • Les animaux se mettent en danger lorsqu’ils perdent leur peur naturelle de l’être humain.
  • Nourrir les animaux attire un plus grand nombre d’individus et augmente les risques d’épidémies et la prolifération des parasites.
  • L’augmentation des populations d’une seule espèce détériore les habitats et nuit à la biodiversité.

Une mésange dans ma main
Nourrir les animaux a des conséquences néfastes pour les citadins.

  • Les animaux nourris peuvent parfois harceler les êtres humains. Ils peuvent devenir dangereux, particulièrement pour les enfants en bas âge. (Des écureuils gris ont parfois attaqués des enfants dans les parcs de Montréal.)
  • Les animaux nourris peuvent transmettre des maladies et des parasites aux êtres humains (coliformes fécaux, toxoplasmose, salmonellose, tiques, rage).
  • Certains animaux endommagent les bâtiments et les installations électriques.
  • En se nourrissant et en produisant des excréments, les animaux contribuent à la destruction de plusieurs espèces végétales plus fragiles.

écureuil gris du parc Mont Royal
À Montréal, nourrir les animaux est interdit.

Pour des raisons d’hygiène et de santé publique, un règlement municipal interdit de nourrir les animaux. Dans l’arrondissement de Rosemont, par exemple, quiconque contrevient à ce règlement commet une infraction et est passible d’une amende de 30 $ à 60 $.
(Règlement : 35.1, 99-102, a. 37; RCA-53 a.9)

Pour en savoir plus sur la faune urbaine :

Une réflexion sur “Un geste contre nature

  1. On devrait répandre ce message pour atteindre un maximum de personnes car ceci est un fléau à Montréal et trop peu de gens en sont conscientisés. Mettre de l’information aux abords des parcs, dans le journal de quartier, une rubrique,etc. Merci.

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